Celia Izoard

Merci de changer de métier

Lettres aux humains qui robotisent le monde

9,00 

Les véhicules autonomes sont-ils compatibles avec la lutte contre le changement climatique ? Qui veut des robots-compagnons pour s’occuper des personnes âgées ? L’usine automatisée est-elle le rêve des employés, ou celui des chefs d’entreprise ?

Interpeller directement des chercheurs, ingénieurs et startuppers sur les implications politiques de leur activité, tel est l’objet de ce livre, composé de lettres ouvertes rédigées dans un style piquant, qui mêle la satire et l’analyse. Celia Izoard ouvre ici un dialogue avec les concepteurs des nouvelles technologies pour les interroger sur le sens de leur travail et analyser l’impact social et écologique des grands projets industriels de la décennie, dans un monde en proie à la crise climatique et à l’exploitation au travail. Elle les enjoint à « changer de métier », à l’instar d’Olivier Lefebvre, salarié d’une start-up de véhicules autonomes qui raconte à la fin de l’ouvrage son chemin vers la démission.

Au travers de ces trois lettres ouvertes, Celia Izoard invite les non-spécialistes à s’emparer des enjeux sociaux de la recherche scientifique et de l’innovation, véritable point aveugle de la démocratie.

Publié au printemps 2018
136 pages – 11 x 18 cm
ISBN 9782491109028

 

Revue de presse

« Celia Izoard a cherché à comprendre, au-delà des formules toutes faites, quel monde les ingénieurs nous préparent, s’ils ont vraiment réfléchi à ce qu’ils font, voitures autonomes ou robots destinés à tenir compagnie aux personnes âgées. » Le canard enchaîné
« Une critique acérée et fort bien documentée des nouvelles technologies » Fréquence terre
« Celia Izoard estime que le tout-electrique tel qu’on l’envisage aujourd’hui ne sera pas durable. » France Inter
« Des lettres ouvertes critiquant l’automatisation dans le travail et la vie courante. » France Culture
« Celia Izoard demande en quoi la course à la robotisation va améliorer la situation sociale, écologique et climatique actuelle. Elle dénonce les fables du storytelling écologiste des véhicules autonomes alors qu’ils nécessitent de déployer des milliers de capteurs mobilisant une électricité phénoménale. » L’Obs
« Et si les ingénieurs quittaient le navire 2.0 ? » L’Âge de faire
« Du grain à moudre pour penser l’impact social de nos métiers, sorte de travail d’hygiène intellectuelle nécessaire à tout scientifique ou ingénieur. » Le Comptoir
« Celia Izoard ouvre ici un dialogue avec les concepteurs des nouvelles technologies pour les interroger sur le sens de leur travail. » Reporterre
« Pamphlet contre les ingénieurs qui détruisent l’environnement sous prétexte de neutralité de la technique. Un coup de poing. » Solutions locales
« Une adresse qui interroge la responsabilité du développement et du déploiement technique sur la société et qui va bien au-delà des enjeux du seul véhicule autonome. » Internet Actu
« Les rêves des ingénieurs sont souvent les cauchemars des autres » La vie en cube
« Un constat, et un coup de gueule ! Dans 50 ans on se demandera si l’alerte de Celia Izoard a été entendue… » RTBF La Première

Lettre aux ingénieurs du véhicule autonome
« Je vous écris parce que c’est de nos vies à tous qu’il s’agit »

Lettre à Philippe Souères, directeur de recherche en robotique au Laas-CNRS
« Un chercheur peut se révolter contre le monde qu’il produit »

Lettre à Jean-Paul Laumond, directeur de recherche enrobotique au Laas-CNR
« Vous ne travaillez pas pour la société, vous travaillez pour des sociétés »

Lettre de Norbert Wiener à Walter Reuther, président du principal syndicat américain de l’automobile, 1949
« Je ne veux en aucun cas contribuer à liquider les droits des travailleurs »

Entretien avec Olivier Lefebvre, ancien doctorant du Laas-CNRS et ingénieur en robotique démissionnaire
« Pourquoi je change de métier »

Celia Izoard est journaliste au sein de la revue Z et de Reporterre. Dans ses enquêtes et ses analyses, elle élabore une critique des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Elle est notamment co-auteure de La machine est ton seigneur et ton maître (Agone, 2015) et de La liberté dans le coma (Groupe Marcuse, La Lenteur, rééd. 2019). Elle a aussi réalisé une nouvelle traduction de 1984 de George Orwell et traduit de nombreux ouvrages (Howard Zinn, David Noble…).